jeudi 27 janvier 2011

Voyager, c'est cool!

Bonjour bonjour!

Les amis, je vois déjà vos yeux grondeurs me disant "Pourquoi ne donnes-tu pas de nouvelles?". Oui je sais, je suis peu assidue, je m'en excuse! Mais à ma décharge, j'ai une bonne excuse:

J'ai voyagé...

La tenue de ce blog a donc été sérieusement compromise par le fait que je n'ai pas eu mon ordi durant tout ce temps. En effet, si l'Amérique latine est relativement bien reliée au monde grâce à ses fameux "locutorios", il n'en reste pas moins que la lenteur des machines fut un frein a la régularité de ma prose cybernétique! Je réitère donc mes excuses!

Pour me rattraper de cet affreux retard, donc, je m'attèle à l'écriture d'un long article sur le voyage! Voila, la il y aura de la lecture!

J'avais donc commencé a`voyager avec Claire et Bérénice a Yguazu.




Malgré les sentiers bien délimités et bien proprets du parc national, malgré le fait qu'il y ait un énorme hôtel 5 étoiles avec parc de golf à l'intérieur du parc national (Cherchez l'erreur!), il faut bien admettre: les chutes sont saisissantes. Pour vous donner une petite idée, imaginez vous que la Garganta del Diablo, la chute la plus importante déverse l'équivalent du contenu de 50 piscines olympiques à la seconde! Le bruit est assourdissant et il est impossible de sortir du parc bien sec. Nous avons compris à postériori pourquoi il y avait des vendeurs de Kway à l'entrée des ponts d'accès aux chutes!



J avais ensuite suivi Claire à Asunciòn, la capitale paraguayenne afin d'assister a une rencontre du peuple guarani. Claire fait un stage au CIMI, le "Conselho Indigenista Missionario", à Porto Alegre. Dans le contenu, il s'agit d'aider les communautés indigènes du sud du Brésil à faire valoir leurs droits face aux gouvernements successifs, porteur d'un dédain des plus déconcertant face aux demandes des communités. Pour plus de détail sur le très intéressant travail de mon homonyme, je vous renvoie vers son blog, elle explique les choses infiniment mieux que moi!




La ville m'a plus, sans trop savoir pourquoi. Ou plutôt, disons qu'elle m'a donné beaucoup de curiosité. Elle est passablement en ruine SAUF aux environs des bâtiments officiaux. Le Palais de Lugo est d'un blanc immaculé presque indécent. En tout cas, je crois que c'est un endroit que j'aimerais découvrir davantage. A voir...





Grandeur et décadence d'Asunciòn


Sinon, en guise de résumé, cette photo: une ville en piteux état où les étalages de contrefaçons ( de produits électroniques surtout) sont légions et où la concentration de 4X4 au mètre carré doit être la plus élevée au monde. Drôle de mélange.



Après une semaine riche en apprentissage, nous revoilà sur la route avec mon homonyme! Direction: Porto Alegre. Voyage éclair et retour rapide a Buenos Aires pour régler des petites choses médicales.


Buenos Aires est un enchantement permanent, elle vous envoûte en moins de deux. Je m'explique. L'idée était de ne rester que quelques jours, deux semaines tout au plus, histoire de régler ces petits soucis et de repartir sur la route au plus vite. Et bien voila...je suis restée un mois! Entre les amis, les sorties, les asados, le beau ciel bleu porteño et la délicieuse ambiance de la Casa Rivadavia, je me suis laissée emprisonnée avec beaucoup de joie dans la capitale argentine. Je n'en suis repartie que fin décembre, comme tout le monde. Diana et Cor sont rentrés en Colombie. Ils venaient de terminer leurs études, ils retournaient donc en Colombie pour chercher du travail. Bienvenus dans la vie réelle...Aux dernières nouvelles, franchement reçues par Katrien, un déménagement en Belgique serait envisagé. Affaire à suivre (Ce serait tellement chouette!). Signe est également rentrée en Norvège pour les fêtes, avec dans l'idée de revenir, quoi qu'il arrive. Elle se recherche donc un stage pour le semestre à venir. Katrien, ma fidèle coloc est elle aussi rentrée en Belgique pour ses grandes vacances. Dans cette ambiance morose d'adieux, une bonne nouvelle est cependant apparue: Alfredo, le propriétaire de l'appartement a accepté de nous relouer l'appartement donc lequel nous étions, à partir de février. Nous voila donc soulagées! Pas besoin de revenir en avance à Buenos Aires, de se mettre à farfouiller dans les annonces craiglist, nous avons déjà l'appart, avant même de partir en vacances! Et en prime, avec le mois de janvier économisé: Alfredo a loué l'appart pour le mois de janvier uniquement, à un couple de brésiliens en vacances. Début février, donc, est entré dans notre nouvel-vieux appart, Chibi, mon nouveau coloc ( Il est de Puerto Rico).



Le voyage a donc suivi son cours, direction, Cabo Polonio, petit village hippie (ou sale?) au nord de l'Uruguay. Ce fut le Noël le plus folklorique de toute ma petite vie! Nous voila donc partie à l'aventure entre française, la famille recrée, pour ce moment important qu'est Noël. Départ de Buenos Aires, 23h pour Montevideo, la capitale uruguayenne. Apres un passage de frontière des plus épiques ( Bérénice sortant du bus en pyjama à 3h du matin pour accompagner Maëlle a ouvrir ses valises à la douane, c'est tout une histoire!), nous arrivons à Montevideo accompagnée de la douce musique du bus (sérieusement, je n'avais jamais entendu des chansons aussi cucu la praline). En route pour Cabo Polonio. Le chauffeur de bus nous laisse au milieu d'une route "Arrêt: Cabo Polonio!". Pardon???? Nous voila perdues au milieu de la campagne uruguayenne jusqu'à ce que l'on retrouve Claire, qui nous avait attendu le bord de la même route. Il semblerait qu'il faille louer les services d'une jeep afin de traverser les dunes et d'accéder au village. Parce que oui, cabo Polonio c'est ça:






Un petit village, construit par des hippies sur une jolie presqu'île quelques décennies auparavant. C'est devenu depuis peu une réserve naturelle. En effet, les loups de mer sont les dueños de Cabo Polonio: sur cette presqu'île se trouve la plus grande colonie de lobos del mar d'Amérique latine. Le lieu devait donc être préservé. Bon...il faut savoir que la cohabitation avec les loups de mer, c'est cool pour un temps, mais pas trop non plus. Surtout quand tu viens à Cabo Polonio en décembre, au moment de la période de reproduction de ces charmantes créatures. Je m'explique: le mâle loup de mer produit pour séduire la gente féminine un type d'hormone qui...pue la mort, il faut bien le dire. Nous avons donc été envoutées par la douce odeur du loup de mer en rut pendant notre séjour à Cabo Polonio, du grand bonheur!!



(En prime, une photo de nos amis les lobos del mal, vos avez de la chance, vous, vous ne sentirez rien!)






Bon à part ce petit désagrément olfactif, le séjour tout ce qu'il y a de plus drôle et génial. Nous sommes donc arrivées dans la maison louée par Bérénice. Sur internet, une charmante petite maison colorée pour 4 personnes. En réalité, une petite maison avec des matelas ayant connus la guerre du Paraguay et sans eau. Il a donc fallu aller chercher de l'eau à la mer pour l'utiliser en guise de chasse d'eau, et cuisiner à l'eau potable pour quelques temps. Bref! nous avons quand même bien rigolé au moment de constater ce genre de petits détails! Nous ne sommes pas en sucre, nous avons résisté au village hippie, rebaptisé "village sale" par certaines de mes compagnes aventurières! Il faut savoir qu'en plus de ne pas avoir l'eau courante à Cabo Polonio, il n'y a pas non plus d'électricité. Nous avons donc passé un joli Noël, à la bougie (Cuisine sur un petit réchaud à gaz!). L'apéritif s'est fait sur le devant de la maison, avec en prime, un très beau coucher de soleil, vue sur la mer. Pas de quoi regretter saumon, champagne et autres délices traditionnels. Il n'y a pas à dire, se baigner, rentrer à la maisonnette et manger de la pastèque un 24 DECEMBRE, ça reste une expérience bien singulière! Le séjour à Cabo Polonio s'est donc résumé faire la sieste, lire sur la plage, faire des massages sonores (merci les hippies! ), manger de la pastèque, se promener sur les dunes. Bref, la vie fut bien rude.




Maelle nous a ensuite abandonné pour se diriger vers Punta del Diablo où elle devait retrouver sa colocataire. Pour notre part, nous sommes donc restées avec Marine, Claire et Bérénice a Cabo, une jolie nuit de plus. Parce que oui! Les nuits uruguayennes auront certainement été les plus belles nuits jamais vécues! Dormir dans un village sans électricité, voir les étoiles parfaitement (et attention! les étoiles de l'hémisphère sud, S'il vous plait!) et même distinguer à la perfection la voie lactée, ce n'est plus donné de nos jours!


Nous sommes parties le 26 de ce petit village perdu. Direction Montevideo puis Buenos Aires pour Marine, direction, Punta del Diablo pour Claire Bérénice et moi même!




Punta del Diablo, après Cabo, RIEN A VOIR! Nous nous serions presque crues dans un 5 étoiles dans notre petite maisonnette après l'expérience hippie ( ou sale, diront certaines). D'abord, il faut préciser que nous avons pu prendre une VRAIE douche!! Et ça, on a beau dire, mais mine de rien, C'EST COOL! Petite précision, c'est vrai que nous avions une douche dans cette maison, mais nous avons aussi eu la joie d'y rencontrer à trois reprises des SCORPIONS!! Les premiers scorpions de ma vie, je m'en souviendrai toujours, avec beaucoup d'émotions! Claire, Bérénice, si vous balancez quoi que ce soit sur l'aventure scorpions, je vous coupe en petits morceaux et je vous donne à manger à coatis d'Iguazu!


Punta del Diablo, c'est aussi une toute autre ambiance. Du genre surfeurs, si vous voyez ce que je veux dire. Ce fut une semaine glandouille et dégustation de glaces. Et attention, nous avons testé pour vous toutes les heladerias du coin! Dans une d'entre elles, nous y avons même croisé le sosie parfait de notre ami Petwick! Une belle bosse de rire!


C'est donc à Punta del Diablo que nous avons passé le nouvel an. Trois amies brésiliennes de Claire nous avaient rejoint. Danses, rires, quelques coupettes et feu d'artifices sur la plage, entourées de personnes euphoriques. L'ambiance était bonne enfant, un vrai moment de bonheur!




Nous avons ensuite laissé l'océan pour revenir à Montevideo avec Bérénice. Après le nouvel an, Claire est rentrée à Porto Alegre pour son stage. Nous, nous sommes parties vers de nouveaux horizons. Après un petit cafouillage à la gare de Montevideo, je me suis donc séparée de la plus fidèle de mes compagnes de voyage (je nomme, Bérénice). Béré est rentrée à Buenos Aires et je suis restée un temps à Montevideo.




La capitale uruguayenne m'a laissé une sensation très étrange. D'abord, il faut savoir que l'Uruguay ( paradis fiscal oblige!) est peut-être le pays le plus sur d'Amérique latine. Montevideo est même classée parmi les 30 villes les plus sûres au monde! C'est vous dire! Imaginez vous le décalage en arrivant dans cette "ville parfaite" après avoir passé 7 mois à Buenos Aires, où règne 24h/24 le bruit et le désordre! La ville est très proprette, on se croirait presque à La Baule aux abords de la playa Pocitos. On y trouve de grandes barres d'immeubles, neufs et clinquants, à même le sable, les pieds dans le rio de la Plata. Je dois avouer que c'est assez déconcertant de voir ce genre de ville sur ce continent dans le sens où l'on se croirait véritablement en Europe. Rien, rien, rien à voir avec l'image que l'on peut se faire d'une ville latino-américaine. RIEN! Je me suis donc plus centrée sur le quartier du port, peut être le seul endroit où l'on retrouve ce joyeux désordre que j'aime tant à Buenos Aires.


La ville de Colonia, ultime étape uruguayenne m'aura permis de voir un tout autre visage de l'Uruguay. La ville est une des premières villes construites sur le Rio de la Plata. "Ce Colonia historique, je l'ai aimé au premier regard.
Wikipédia: Colonia del Sacramento est une ville du sud-ouest de l'Uruguay, capitale du département de Colonia. C'est aussi la plus vieille ville du pays. Fondé en 1680 par les Portugais, Colonia fut une partie du territoire ensuite réclamé par les immigrants Espagnols qui se trouvaient à Buenos Aires sur l'autre rive du río de la Plata (fleuve d'argent). La ville changea donc de pays au cours des traités qui furent signés entre le Portugal et l'Espagne comme celui de Madrid en 1750 ou encore celui de San Ildefonso en 1777 qui placait la ville sous contrôle espagnol. Elle fut de nouveau reprise par les Portugais puis plus tard par les Brésiliens. Finalement, lorsque l'Uruguay prit son indépendance en 1825 elle devint la capitale du département Colonia.
Charles Darwin y passa le 17 novembre 1833 lors de son tour du monde.
Aujourd'hui, la ville s'est étendue vers l'est et une différence très nette est visible entre les quartiers historiques portugais dont les rues sont désorganisées et les quartiers construits par les architectes espagnols dont les rues sont toutes orthogonales. La partie historique de la ville figure dans la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco."
Voila. Vous savez tout! (Thomas, Solène si vous me lisez! jaja!)
La ville (pardon, le micro centre historique et touristique!) est très calme, je comprend pourquoi les porteños y ont élu domicile pour leurs vacances. La vieille pierre, le front de mer sur le Rio de la Plata, la verdure. La ville est vraiment apaisante. Une belle étape avant de regagner pour un temps l'effervescence de la capitale argentine, porte d'entrée pour les voyages dans le nord.




Je m'arrête ici pour aujourd'hui, cet article aura été le moyen d'étancher la soif de nouvelles des impatient (Solène, si tu me lis! ;D) mais je reviendrai pour vous raconter la suite un peu plus tard! Je vous mets en appétit: Cordoba, la douce splendeur du Nord Argentin, les superbes paysages arides du sud de la Bolive et du nord du Chili, l'intensité de la rencontre avec le Pacifique, le bonheur de retrouver les amis à Santiago et à Chiloe, le retour en terre portègne, la joie de retrouver la smala Leroy: leur faire découvrir cette ville que j'ai apprivoisé et que j'aime tant et voyage jusqu'au bout du monde. Enfin, dernier épisode de ce grand récit, le retour au train train porteño avec la rentrée universitaire, les choix de master (nous sommes tous dans cette phase d'intense questionnement: que vais-je faire de ma vie????) et la peur du temps qui court à toute allure (et oui! Figurez vous que je reviens presque jour pour jour dans 4 mois!)



Je vous embrasse de tout mon cœur et promis, je tâcherai d'écrire vite!


Ah et aussi! Avec beaucoup de retard!

Bonne année à tous!

7 commentaires:

  1. Un nouvel article de Claire? C'est possible ça?!
    C'est vrai que voyager c'est COOL, et c'est COOL de lire tes aventures (quelques mois plus tard) ;)
    D'ailleurs, joli, t'as réussi à trafiquer la date de l'article: tu gagnes 2 mois, pas mal!

    Bises!

    RépondreSupprimer
  2. haha! MORUE! Tu sais pourquoi l'article date de 2 mois? Parce que j'avais commencé à l'écrire il y a deux mois et j'enregistrais les modifications! Tu vois, je ne vous oubliais pas! :)Beijos!

    RépondreSupprimer
  3. Je suis ta fidèle compagne de voyage? J'suis émue (sincèrement en plus).
    J'ai éclaté de rire au passage où tu racontes que j'étais en pyjama devant les douaniers, ça craint sérieux!
    Quelle épopée!
    Bisous ma jolie, j'espère que d'autres aventures comme celle-là nous attendent prochainement!

    RépondreSupprimer
  4. Désolée pour toutes les fautes, je les remarque après écriture, je rectifie ça le plus rapidement possible (rien que le premier paragraphe en est truffé! quelle honte!)

    Bisous bisous!

    RépondreSupprimer
  5. AHHH l'astuce! moi qui croyais que j'avais failli à mon devoir d'amie, à ma prise de nouvelle blogostique régulière et à mon plaisir de voyage virtuel en voyant la date de cet article! Je me suis dit, merde c'est génial cet article, comment j'ai fait pour louper ça... et là, je vois le commentaire de So... et je comprends tout! Petite chenapan tu nous as bien eu, heureusement que certaines restent aux aguets!
    En tout cas ça fait SUPEEEEEER plaisir toutes ces nouvelles, j'ai hâte de connaitre tes nouveaux récits, ne nous fait pas trop languir! Vite vite, c'est pire qu'un cliffhanger de série!

    RépondreSupprimer
  6. comment elle triche !!
    En tout cas, contente de voir quelques unes de ces photos, même si j'y étais niark niark !!
    Et t'en fais pas pour l'ôrtograf, on est tous à moitié perdus de ce côté là !
    A très bientôt nomonime !

    RépondreSupprimer
  7. Hahaha, il y a un truc qui me fait rigoler sur blogspot, c'est de voir avec quelles mots de passe les gens sont tombés sur mon blog. Hé ben quelqu'un y est arrivé avec "je suis en rut". Merci les loups de mer. VDM

    RépondreSupprimer