Je me rend compte que cela fait désormais un petit moment que je n'ai pas écrit ici après avoir échangé quelques mail avec Emilie, la fille d'amis d'amis...bref, vous saisissez, qui va venir en Argentine incessament sous peu.
Ne plus écrire, c'est aussi parce que doucement on s'accoutume a la ville, on s'y sent chez soi, on y a nos activités, nos fêtes, nos cours, nos rendez-vous. Une joyeuse routine (mais tout de même différente de celle que l'on a en France!). Je ne me sens plus toute petite dans cette grande ville à mesure que je la parcours. Chaque nouveaux colectivo emprunté, chaque nouveau quartiers découvert me donne la sensation d'être ici chez moi. Et oui! La petite française paumée qui visitait les appart' toute seule en cherchant à n'utiliser que le Subté pour passer d'une visite à l'autre n'est plus! Je me surprend désormais à dire des "Che" au début, au milieu, a la fin de mes phrases, je me surprend a chochoter comme le font les argentins, je me surprend à avoir mes petits raccourcis dans le labyrinthe des calles porteñas ( prononcées "caches", on est bien d'accord!) je me surprend à courir sur la rue (oui oui vous avez bien lu!) devant un colectivo arrêté pour qu'il m'attende. Lorène et Louise, ceci est une adaptation porteña de vos courses folles devant le tram passant devant le Palais Viennois! Désormais, c'est aussi à moi de donner mes premiers conseils sur où aller, comment y aller, que faire et ne pas faire. Notamment avec Carlos, le nouveau nord américain qui vit à la maison.
Bref, mis à part ce détail, je me sens bien. J'aime toujours autant le castillan, que je tâche d'apprivoiser un peu plus chaque jour (rien à voir avec cette langue horrible qu'est l'anglais américain, pardon, je retire!). C'est drôle car à Madrid, il y a eu des moments où j'ai pu être en "saturation" avec cette langue. Je n'avais qu'une envie: un peu de silence. Ici, cela ne m'est pour le moment jamais arrivé. L'accent me semble plus doux. Traduction de cet amour passionné avec la langue de Borges: beaucoup, beaucoup, beaucoup de parlotage ( Bérénice l'autre jour m'a dit que je parlais trooooooooooooooooooop!). Mais je vous rassure, heureusement, ici aussi les argentins ont la langue bien pendues, j'ai donc trouvé des compagnons idéaux!
En fait j'aime tellement cette ville que le simple fait d'être en partiel et d'être un tant soit peu obligée de rester cloitrée me frustre au plus haut point. Je suis devenue "Patitas calientes" comme dirait Mariu! J'aimerais pouvoir me promener, prendre des photos, parcourir encore et encore les parallèles du port...mais je suis prisonière des partiels. Malditos examenes...Alors il m'arrive de m'échapper des théories politiques, du péronisme et autres essais en me projetant déjà dans mon grand voyage, je voyage dans ma tête et dans mon fauteuil en attendant les vacances! Histoire d'agémenter un peu cet article, je vous sors donc une vieille photo:
Cloitrée, tout est relatif. Je sors, mais le soir! Je sors beaucoup avec Katrien et ses amis, qui sont devenus un peu les miens aussi. Je me sens bien avec ce petit groupe. Dimanche dernier, Katrien avait invité à la Casita Araoz deux amis, Caroline et Cor et on a passé l'aprèm à manger des frites BELGES sur la terrasse. Je crois n'avoir JAMAIS manger de frites aussi bonnes. Les joies de vivre avec le lobby flamand en Argentine! En fait, ce que j'aime aussi à la Casita Araoz, c'est qu'il y a toujours du monde à la maison. Non pas que notre maison soit un hotel, mais il est vrai que l'on reçoit quand même pas mal! Mirjam, la hollandaise amie de Mariu qui finissait son tour du monde à Buenos Aires; Signe l'amie norvégienne qui entame un voyage dans le nord de l'Argentine et qui a besoin d'un logement pour quelques temps; Christophe qui se retrouve à la rue pour un soir...Il y a toujours du monde et l'appartement est vraiment "buena onda". J'aime la Casita Araoz.
Amis lyonnais, je pense bien à vous, je crois bien que nous sommes maintenant tous arrivés dans nos destinations respectives. A l'instar de Victor, qui le fait si bien ici, j'invite tout le monde, lyonnais et non lyonnais, à aller jeter un coup d'oeil à leurs récits de voyage. A défaut des issues de secours d'un avion qui vous emmenerait vers des destinations exotiques, ici, ce sont les blogs qui se trouve sur votre droite, ou comment voyager depuis l'écran de vos ordinateurs!
Je vous embrasse!
T'es pas méchante, ce ne sont que des faits objectifs que tu décris! ;)
RépondreSupprimerContinue à "trop" parler, c'est mieux que pas assez (et d'un point de vue purement pédagogique, c'est mieux pour progresser!)
Bises
Solène