mercredi 11 août 2010

M+1, le premier mois du reste de ma vie




(Puerto Madero, Buenos Aires, ville gigantesque)

Un mois. Cela fait un mois, jour pour jour que je suis arrivée à Buenos Aires. Bueno, je crois qu'une petite remise à jour de tout ce qui a pu se passer est aujourd'hui indispensable. Et beaucoup de choses se sont produites! En fait, je dirais que c'est assez difficile d'exprimer tout ce que j'ai pu vivre pendant ce mois, toutes les sensations, tous les sentiments. Pas facile d'exprimer cela par un moyen aussi impersonnel qu'internet.

Je découvre la ville peu à peu. Merci Marlène, je crois que j'y ai fait à peu près tout ce qu'il y a de moins touristique! La Boca? Pas encore vu! Feria de San Telmo? Pas encore vu, non plus! Bon...fort heureusement pour moi, il me reste un an. Un an! Quand je pense que ce premier mois est passé à vitesse grand V, je me dit qu'un an me paraitra un trimestre. Vite, vite! Profiter!

Je me suis donc pas mal promenée dans Buenos Aires, la dernière promenade en date: La Plata, une ville a coté de Buenos Aires, supposément "la ville parfaite" du fait de son plan d'urbanisme assez particulier. Je vous laisse juger par vous même.



Les argentins ont un gout particulierement prononcé pour tout ce qui est bien carré. C'est assez étrange. Et ce d'autant plus que cela ne corresponde pas du tout à leur manière de vivre, pleine de spontanéité. Ce décalage surprend. Jusqu'a ce que l'on se souvienne qui, ah oui! Ce ne sont pas eux qui ont construit ces villes...(soupir).

Nous sommes donc allées à la Plata avec Marlène et son amie colombienne Natalia. Nos deux architectes en herbe voulaient aller voir la maison Curutchet, construite par le Corbusier. Son unique oeuvre en Amérique latine. Nous voila donc partie pour la casa Curuchet. Et la!



Le Corbusier est un dieu! Quel fou rire! Ils ne viennent qu'une fois pas an et c'est le jour où nous avons décidé de venir! Devant le fronton, des étudiants partout, assis sur les poubelles, contre les voitures, pour pouvoir dessiner.

Je vous laisse quelques photos de la Plata, en plus.

La casa Curutchet





Natalia, Marlène&moi




Quoi de neuf d'autre part? Beaucoup de fatigue. Je ne saurais expliquer d'où cela vient. En effet, depuis l'arrivée de mon nouveau matelas trop ouf de la mort qui tue mes nuits sont agréables. Je crois que cela vient du fait que la ville soit bruyante. La ville est gigantesque et elle ne semble jamais dormir. Et cela fatigue! Les voitures, les travaux, les alarmes en tous genres, les bus...Le soir je suis contente de retrouver le havre de paix qu'est notre petit appartement ( l'immeuble tout entier est construit "au milieu" d'une cour, ce qui nous isole bien de l'activité de la ville).

Le "bruit", c'est aussi le doux son du castillan, qui arrive à mes oreilles presque 24h/24, dans la rue, à la fac, à la maison, avec les amis. Certains savent combien j'aime cette langue, mais pourtant, il arrive qu'elle me fatigue. Pas dans le sens où je m'ennuie d'elle, loin de la cette idée (amies dualcaises!). Dans le sens où le fait que je ne la maitrise que très imparfaitement nécessite de se concentrer deux fois plus que d'ordinaire, même pour la plus simple des conversations.

Pour ce qui est des cours, Voila maintenant deux semaines que les cours ont repris. Une nouvelle vie commence ici. La fac, l'USAL, est répartie sur plusieurs batiments, éparpillés dans la ville. Le colectivo, avec lequel j'étais un peu fâchée, est devenu mon meilleur ami, afin de relier un bâtiment à l'autre. Les cours s'enchainent: nous avons eu deux semaines pour tester un maximum de cours pour ensuite faire notre choix. La majorité des étudiants en échange peuvent se contenter de 5 cours hebdomadaires, pour nous, ce sera un peu plus (Merci M.Merlo!). Dans mon cas, j'ai pris beaucoup de cours en lien avec la gestion des affaires publiques culturelles, un peu d'histoire, un peu d'art, un peu de sciences politiques. Je n'insiste pas sur ce chapitre un peu barbant. Non, le plus intéressant, à la fac, c'est de rencontrer du monde. J'ai un parrain, argentin, du nom de Sébastian que m'a "attribué" le service des relations internationales. Malheureusement, je n'ai pas encore eu l'occasion de le voir. Beaucoup d'occasions manquées. Bon...normalement, je le vois dimanche pour aller boire un café. Nous avons échangé quelques mails seulement et AH! Il fait du théâtre depuis trèèèèès longtemps, m'a-t-il appris! Bonne nouvelle! Suite au prochain épisode. Sinon, de manière générale, les gens sont vraiment très gentils, très accueillants. Quand tu débarques dans une salle de classe de 20 personnes sans connaitre personne, ce n'est pas toujours facile. ICi, pas de souci. Les gens viennent facilement te parler. Spontanement, les gens te proposent leur aide si jamais il nous serait difficile de suivre les cours, ou quoi que se soit d'autre. Cela me fait penser à tous ces étudiants ERASMUS que l'on a pu voir à l'IEP durant ces deux années, ces étudiants dont nous ne nous sommes finalement que peu occupés. Promis! En rentrant en France, je me rattrape! Voila, je me suis déjà fait des copains! Ce week end est un week end prolongé, lundi étant férié. Alors normalement j'ai deux rdv café, un avec Luciana, du cours de Politiques Publiques et l'autre avec Mayra, d'un autre cours. Un début de vraie vie étudiante!

Sinon il y a aussi le chapitre "Casa Araoz" à aborder. Casa Araoz, c'est le nom que donne ma coloc Mariu à notre chez nous. Pas de photo pour le moment, j'en ajouterai sur cet article quand j'en aurai. Ici c'est un peu la Maison du Bonheur! Nous sommes trois.Il y a Mariuxy, qui est équatorienne, qui est un peu la "abuelita" de la Casa. Je dis ça parce qu'elle est la plus agée de nous trois (elle a 29 ans), qu'elle travaille beaucoup à la maison et ne sort donc que peu. Elle est très drôle, elle me parle beaucoup de son pays. Pleins d'histoires toutes plus folles les unes que les autres. Papa, Maman, vous aviez peur pour moi quand je disais que je voulais aller en Argentine, je crois que cela aurait été bien pire si je vous avais dit "Papa, Maman, je voudrais aller en Equateur!". Et puis il y a aussi Katrien, qui est belge flamande. Donc pas de français a la maison! Seulement de l'espagnol! Ce qui m'enchante évidement beaucoup. Katrien est étudiante ici, elle fait son master à la UNSAM, la fac de Bérénice. Elle est super cooooooool, elle me propose d'aller au théâtre et au ciné avec ses amis. Bref, "el departamento es buena onda". Nous avons donc Abuelita Mariu, Katrien la hippie, et je suis "Baby Claire", parce que je suis la plus jeune. Et oui! Mamie Mariu va partir d'ici deux semaines en vacances, pour deux mois. Nous aurons donc un autre compagnon pour quelques temps, les visites ne devraient pas tarder. Ah! Et devinez où part Mariu? Au Vietnam!
Il y a aussi autre chose de drôle en lien avec Mariu. Un fois j'étais en cours d'histoire de l'Argentine. Il y avait une autre étudiante étrangère du nom de Myriam, une québecoise. Elle me demande où je loge ici à Buenos Aires. Je lui répond que j'habite presque au niveau du Subté Scalabrini Ortiz avec une équatorienne et une belge. Elle: "ah!!! Et comment s'appelle l'équatorienne avec laquelle tu vis?" (comme si la communauté équatorienne n'était pas assez grande ici!). Je lui répond qu'elle s'appelle Mariu. "AAAAAAH! Mais je la connais!!!! J'ai fait du coatch surfing il y a deux an ici à Buenos Aires et j'avais logé chez elle!". Le monde est tout petit. Il l'est d'autant plus qu'elle vit aujourd'hui avec Camille, Amélie et Constance, trois autres filles de l'IEP de Lyon. Le monde est VRAIMENT tout petit.

Par ailleurs,je voudrais terminer cet article avec une spécial cassdédi à Marlou la Relou: MARLENE! RESTE! JE NE VEUX PAS QUE TU PARTES!!! I CAN'T LIVE ANYMOOOOOOOOOORE!

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